Plus qu’un nom dans une liste : Heinrich Adler

Heinrich Adler ( aussi nommé Henry ou Henri) arrive à Lyon le 10 octobre 1938 il est âgé de 19 ans. Né à Kobersdorf dans le Burgenland en Autriche il est détenteur  d’un passeport établi en 1934 à Vienne. il est le fils de Geza et Netti Adler

Heinrich Adler photographie de son passeport établi en 1934. Heinrich avait 15 ans

Avant d’arriver à Lyon il est passé par l’Italie et par Paris.

Sa première adresse à Lyon est l’hôtel d’Anjou. Dans un document daté du 1er avril 1939 l’enquêteur Bain précise l’itinéraire du jeune Henri , entré en France par Forbach fin août 1938 il a séjourné 5 semaines à Paris. A la date de l’enquête il réside au foyer du 8 rue de la Solidarité à Bron.

Incorporé à Chambaran, il est prestataire tout d’abord au 143e Régiment puis affecté au Mans, le 13 juillet 1940 après la défaite il est démobilisé à Marseille et revient à Bron. Le 25 septembre il dépose une demande de permis de séjour. L’enquête précise qu’il est pris en charge par le comité des réfugiés. Il obtient son permis de séjour  et une autorisation de travail pour le chantier de St Fons de l’entreprise Pommerol. Ses autorisations sont renouvelées jusqu’en juin 1941 où il est donné ordre aux gendarmes de l’amener au Fort de Chapoly.

Ses permis sont prorogés, il change d’employeur et en mars 1942 habite 134 rue Vendôme à Lyon. L’abbé Glasberg le suit. La mention « israélite » apparait sur les documents de police. Il travaille à Vaulx-en-Velin, craint d’être envoyé en Allemagne et quitte son emploi. Entendu par le SRPJ il déclare ne pas avoir intégré Chapoly.

Ecroué le 12 novembre 1942 au petit dépôt par décision administrative il y est toujours le 25 décembre lorsque l’ordre du commissaire central le renvoie à Chapoly où il arrive le 28. L’instruction pour désertion du GTE et non respect des ordonnances faites aux israélites se poursuit et  le 2 janvier 1943 il est écroué  sur ordre du procureur.

Il  ne comparait pas en justice car le 19/2/1943 il a été libéré de la Maison d’Arrêt de Lyon, remis à la Police Judiciaire, transféré au Fort du Paillet pour être envoyé à Gurs. De là comme les autres hommes raflés il sera transféré à Drancy et déporté par le convoi 50 pour le camp d’extermination de Maidanek où il est assassiné.

Heinrich Adler avait 24 ans.

Sources

  • dossier 829W_000180_026247 aux Archives départementales du Rhône
  • Mémorial de la Shoah, liste du Convoi 50

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