La rafle de février 1943

La rafle du mois de février 1943 à Lyon s’inscrit dans une action de plus grande envergure. Elle est préparée et orchestrée par le Gouvernement de Vichy en réponse à une exigence des autorités allemandes qui réclament l’arrestation de 2000 Juifs étrangers en représailles d’un attentat perpétré à Paris le 13 février 1943.

Entête du bordereau de transfert

Représailles après un attentat : arrestation de 2 000 Juifs étrangers.
Le 15 février 1943, le chef de la section politique de l’ambassade allemande à Paris câble à Berlin : «Le 13 février 1943, vers 21h10, le lieutenant colonel Winkler et le major Dr Nussbaum, de l’état-major du III° détachement de la Luftwaffe, ont essuyé des coups de feu tirés par-derrière, alors qu’ils se rendaient de leur bureau à leur logement, (…). Comme première mesure de représailles, il est prévu d’arrêter 2 000 Juifs et de les déporter vers l’Est»2.

L’administration française se charge d’organiser rapidement cette rafle. En effet, selon Tal Bruttman,
Vichy fixe pour chaque région un nombre de Juifs à fournir – à charge pour chaque préfet régional de répartir le quota qui lui a été demandé entre les départements sous son autorité – et, dès le 18 février, transmet ses instructions aux préfets régionaux3.

  • Dans le département de l’Isère, le préfet Raoul Didkowski doit rassembler 25 Juifs4.
  • Dans le département du Rhône, un bordereau des notices individuelles des Juifs étrangers conduits au Fort du Paillet près de Lyon, en vue de leur internement au camp de Gurs5 liste l’état-civil de 68 hommes. Cependant, ce chiffre est un minimum dans la mesure où des arrestations et des transferts à Gurs ont lieu sans pourtant apparaître sur ce document.

Pour atteindre l’objectif fixé, le préfet du Rhône fait appel aux différentes structures susceptibles de lui fournir rapidement le quota d’arrestations prévu :

  • Les prisons de Lyon : Petit dépôt, Prison Saint-Paul,
  • Le commissariat spécial pour les arrestations à Lyon et Villeurbanne,
  • La gendarmerie pour les arrestations dans les communes environnantes,
  • Le commandant du Groupe de Travailleurs Etrangers (GTE) au fort du Chapoly sur la commune de Saint-Genis-les-Ollières.


Qui sont les personnes internées selon les directives?

Les directives sont claires : il s’agit de regrouper des Juifs étrangers âgés de 16 à 65 ans et aptes au travail. Outre les apatrides, les nationalités visées sont celles déjà ciblées lors des rafles de l’été 19426 , auxquelles s’adjoignent les Belges et les Néerlandais.
Afin d’atteindre le chiffre fixé par la préfecture, les arrestations se font par cercles concentriques : au sein des nationalités ‘déportables’, on arrête d’abord les célibataires, puis les hommes mariés sans enfants, puis les pères de famille etc.
Suivant instructions Ministérielles vous prie préparer pour mercredi 24 février ramassage d’israélites (sic) étrangers contingent égal à celui du ramassage du XX. Mêmes dispositions devront être envisagées. Si nombre de célibataires insuffisant désigner Chefs ménages sans enfants puis Chefs ménages avec enfants 7.
Aussi, nul n’est à l’abri d’une arrestation, car même des attaches françaises ou des services civils ou militaires rendus à la France ne protègent plus. Toutefois, les représentants de la police française ne sont pas censés arrêter les femmes.

Où ont lieu les rafles ?

  • Les rafles s’effectuent dans les deux zones, occupée et anciennement libre selon Heinz Röthke, (chef de la section IV J chargé des questions juives de la IV° Division (Gestapo) à Paris). Il tient ses informations de Jean Leguay (délégué du Secrétaire Général de la police à Paris René Bousquet) qui lui déclare :

L’arrestation de 2000 Juifs par la police française en zone anciennement et nouvellement occupée en exécution des mesures de représailles (…) aurait été mise en route. On aurait déjà interné dans les deux zones jusqu’au 23 février plus de 1 500 Juifs aptes au travail de 16 à 65 ans 8.

  • Selon Tal Bruttman, la rafle des 2000 Juifs se fait uniquement dans la zone anciennement libre.


Où ont lieu les arrestations ?

  • Dans les prisons.

Concrètement, pour répondre aux exigences allemandes, un recensement dans les prisons est opéré : tous les juifs étrangers des nationalités déportables ont été recensés9 .

  • Le cas de Rubin et Hersch GRYNBERG

La famille Grynberg, originaire de Lublin en Pologne, arrive en France en 1933 et s’installe à Paris. Elle se compose de :
- Lejb, Léon, né en 1917 à Lublin, naturalisé Français en novembre 1939,
- Rubin, né en 1919,
- Perla née en 1921,
- Herch né en 1923,
- Syma, dont la date de naissance n’est pas connue, et qui serait naturalisée française.

En Juin 1942, le père décède brutalement d’une attaque cérébrale à l’annonce de son prochain internement au camp de Drancy. Le 16 juillet 1942, la mère, Dina Grynberg et sa fille Perla sont arrêtées à Paris, puis internées à Drancy. Elles sont déportées le 14 septembre 1942 par le convoi n° 32 à destination d’Auschwitz.
Après ces arrestations, les garçons et leur sœur décident de quitter Paris. Ils franchissent la ligne de démarcation dans la Charente, à Saint-Sornin. À leur passage, Lejb qui est Français par décret n’est pas inquiété, tandis que Hersch et Rubin sont transférés au camp de GTE (Groupe de Travailleurs Etrangers) d’Égletons d’où ils sont détachés pour travailler dans une tourbière à Pérols-sur-Vézère en Corrèze. Alors que des rumeurs circulent selon lesquelles ils vont être remis aux autorités allemandes, ils s’évadent du camp pour se rendre à Lyon, où ils trouvent refuge à la synagogue. Du 5 août au 11 décembre 1942, ils restent à Lyon, et sont rapidement rejoints par leur cousin par alliance, Jacob Balzam.
De nouveau, des rumeurs de rafles parmi les Juifs polonais les poussent à chercher refuge ailleurs. Ils choisissent de se rendre à Neuville-sur-Saône, au nord de Lyon et de changer d’identité. Dès le 12 décembre, ils se rendent à la Mairie afin de se faire délivrer des cartes d’identité de Français. Il est convenu entre eux que Rubin restera à Neuville pour prendre possession des papiers tandis que Hersch et leur cousin rentreront à Lyon. Ils doivent se retrouver dans un café de Lyon.
Arrêté à la Mairie alors qu’il vient retirer les documents, Rubin est conduit à Lyon, puis à la prison de Saint-Paul. Son frère est arrêté à Lyon le jour même, tandis que Jacob Balzam échappe aux policiers.
Le 19 février 1943, alors qu’ils n’ont pas comparu devant la justice, Rubin et Hersch sont remis à la police judiciaire. La veille, l’inspecteur de police de la sûreté a rempli la «notice individuelle concernant un étranger proposé pour internement». Rien n’est indiqué à la rubrique « motif de l’internement», cependant que la rubrique «suite donnée» est renseignée : « Conduit à Gurs le 22.2.1943″. Leurs noms figurent sur le bordereau daté du 20 février des ‘notices individuelles établies à l’encontre d’Israélites étrangers qui ont été conduits, ce jour, au Fort du Paillet, près de Lyon, (…) en vue de leur internement au camp de Gurs’ (n° 17 et 56 du bordereau). Conduits à Drancy, ils sont déportés le 4 mars 1943 par le convoi n°50 à destination de Maidanek.

  • Le cas de Chaïm Zelkowitz et Aron Glasers éclaire plus précisément la procédure employée dans le cas de détenus.

Tous deux sont arrêtés le 23 novembre 1942, ainsi que Dwora Zelkowitz, sœur du premier et épouse du second. Ils sont inculpés avec deux Français de fabrication de fausses cartes d’identité. Chaïm, né à Varsovie, a 22 ans et est célibataire. Aron est Lituanien, marié et père de famille. Le 19 février 1943, le juge d’instruction Bucher donne un ordre de remise en liberté pour ces deux hommes. En ce qui concerne Chaïm, l’écrou est radié10 . Dans la colonne « transcription des jugements ou arrêts de condamnation » on lit «liberté». Ce jour-là, il est remis à la police judiciaire qui le conduit le lendemain au Fort du Paillet. Sur le bordereau des ‘notices individuelles établies à l’encontre d’Israélites étrangers… » Il porte le n°68. Quant à Aron Glasers, le juge d’instruction est revenu sur sa décision, l’écrou n’est pas radié, il n’est pas ‘libéré’ comme son beau-frère. Ce n’est nullement le fait qu’il soit marié et père de famille qui incite le juge d’instruction à le maintenir en détention, mais une note du procureur de l’Isère datée du 2 février qui lui demande qu’il soit présenté devant le tribunal de Vienne pour une autre affaire. On peut affirmer qu’être père de famille n’était pas un motif suffisant pour ne pas être livré aux Allemands, tandis qu’être l’objet d’une procédure en cours justifiait qu’on maintienne en prison, à l’encontre des exigences de l’occupant. Dans ce cas, la France de Vichy se préoccupe de sa souveraineté et tient pour prioritaire l’exercice de sa justice sur l’exécution des exigences allemandes.

  • Au domicile.
  • On peut faire l’hypothèse que la police continue de s’appuyer sur les registres d’écrou pour continuer les arrestations arbitraires. Leybus Zeligman11 est écroué le 8 décembre 1942 pour « complicité fabrication de fausses cartes d’identité ». Le 9 janvier 1943, il est remis en liberté. C’est à son domicile que la police française vient l’arrêter. Il est déporté par le convoi n° 50 du 4 mars 1943 sous le nom de Zieligman.
  • Albert Schweizer12 est âgé de 58 ans lorsque la police frappe à la porte de son domicile. De nationalité ex-allemande, il vit avec sa femme et son fils. Ce dernier n’est pas arrêté et il adresse une lettre au Préfet de Lyon pour tenter d’obtenir la libération de son père :

Mon père a été arrêté le samedi 20 février 1943, à 1 heure du matin et emmené dans un camp de concentration à Gurs (…) cependant qu’il est parfaitement honnête et en règle. De santé très délicate depuis plusieurs mois, souffrant beaucoup des jambes avec enflures prononcées aux genoux, donc absolument incapable de se rendre utile d’un travail quelconque. Nous vivons tous trois avec ma mère de santé également délicate après tant d’épreuves… Je suis seul à gagner notre vie en qualité de bijoutier (…) et je ne demande ainsi que les miens qu’à vivre en bons citoyens.
La réponse qui est rédigée à son intention est sans appel : il a quitté le camp de Gurs le 27 février à destination de la zone occupée. Il a été déporté par le convoi n° 50 parti le 4 mars 1943 à destination de Maidanek.

  • « en vertu d’instructions [du] commandant de section en date du 20 [février] »13 et se sont « livrés à des recherches dans [leur] circonscription ». Philippe Kawer est arrêté à Collonges-au-Mont-d’Or où il s’était réfugié en compagnie de sa femme depuis le 21 décembre 1940. Alors qu’il est conduit à la sûreté lyonnaise, 31 rue du Bœuf, les inspecteurs de police déclarent n’avoir reçu aucun ordre en vue de l’interroger, ce qui confirme la thèse de la rafle. En conséquence, il est écroué au petit dépôt, avant d’être transféré à Gurs. Il est déporté à Maidanek par le convoi n°50 du 4 mars 1943 et décède quelques jours après son arrivée.
  • C’est également à son domicile à Collonges-au-Mont-d’Or que Wladyslaw Kaliszer est arrêté à son domicile. Ingénieur, marié et père de deux enfants, son arrestation est signalée par son employeur14. Étrangement, les registres de la prison allemande de Montluc à Lyon ont enregistré l’arrivée de W. Kaliszer le 20 février et son départ de Drancy le 4 mars 194315 . Rien ne nous permet aujourd’hui d’expliquer comment Wladyslaw Kaliszer, alors qu’il a été arrêté par la police française, se retrouve incarcéré à la prison allemande de Montluc. Il est déporté par le convoi n° 50.
  • Mordka Michalowicz16 travaille pour les établissements Guilhot, une manufacture de fournitures pour parapluie, sise rue Tête d’or à Lyon. Le 22 février, son employeur écrit au préfet du Rhône pour lui signaler que dans la nuit du 19 au 20 février, il a été conduit à fin de contrôle d’identité, au fort du Paillet. Cet homme se trouvant dans une situation tout à fait régulière, et sa femme étant enceinte de cinq mois, nous sollicitons de votre bienveillance la libération de celui-ci. (…).17

Mordka Michalowicz

 

Une autre lettre de son employeur auprès du commandant du camp de Gurs est restée sans écho. Une petite fille est née le 10 août 1943. Mordka était parti depuis le 4 mars par le convoi n°50.

  • Dans les GTE

 

Marcel et Albert Bulka, Fils de Moszik-Chaïm Bulka

Dans l’état actuel des recherches, on ne peut que supposer que le commandant du Groupe de Travailleurs Étrangers (GTE) a listé parmi les « TE », les Juifs étrangers correspondant aux critères de sélection. Ainsi, sur le bordereau des notices individuelles des Juifs étrangers conduits au Fort du Paillet près de Lyon, en vue de leur internement au camp de Gurs¸ Szimon Dzierlatka, Mozick Bulka,

Mosick Bulka. © SVG Bruxelles

Mosick Bulka. © SVG Bruxelles

Moïse Flachner, Menaché Hayim, Israel Kirzenbaum, Szlama Rumel, sont mentionnés comme provenant du Fort de Chapoly. On ne sait rien de ces hommes, sinon que Szlama Rumel et Szimon Dzierlatka Mozick Bulka sont déportés par le convoi n°50 du 4 mars 1943, Israel Kirzenbaum par le convoi n° 51 du 6 mars 1943. On ne trouve cependant pas trace de la déportation de Moïse Flachner, et Ménaché Hayim.
L’absence de données archivistiques sur le parcours de ces hommes est directement liée au fait que le service des étrangers de la préfecture du Rhône ne semble pas avoir constitué de dossiers à leur nom. On est en droit de se demander s’ils venaient d’arriver au fort de Chapoly, à moins que le volet administratif de la présence des Travailleurs Étrangers dans ce camp disciplinaire réservé aux travailleurs évadés puis repris, n’échappe sinon au contrôle de la préfecture, du moins à sa connaissance.
Il est à déplorer que les archives départementales du Rhône ne permettent pas de comprendre le mécanisme de ces arrestations. Pas davantage, les travaux universitaires sur les Groupes de Travailleurs Étrangers ne fournissent d’éléments précis sur les collaborations éventuelles entre la préfecture et le commandement de ce GTE. Les recherches à venir apporteront sans doute des données précieuses et permettront de mieux reconstruire les parcours individuels.

Notes

  • CDJC CXXVIa-92, cité par KLARSFELD Serge, «La constitution des 2 convois n°50 et 51 en date des 4 et 6 mars 1943», in KLARSFELD Beate et Serge, Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, 1979.
  •  3BRUTTMAN Tal, Au bureau des affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite (1940-1944), Paris, La Découverte, 2006, p. 132 et suivantes.
  •  4AD Isère, 13 R 892, le préfet régional de Lyon (intendance de police) au préfet de l’Isère, télégramme n° 1401, 19 février 1943. Cité par BRUTMAN Tal, op. cit.
  •  5AD Rhône, 182 W 102.
  •  6La mesure concerne les Allemands, Autrichiens, Polonais, Tchèques, Estoniens, Lettons, Danztigois, Sarrois, les citoyens soviétiques et les réfugiés russes.
  • 7AD Dordogne. Le préfet régional de Limoges au préfet de Dordogne. 42 W 240. 110 Juifs étrangers environ sont arrêtés en Dordogne, internés au gymnase de Périgueux avant d’être envoyés au camp de Nexon, puis Gurs. Ils ont été déportés depuis Drancy par les convois n° 50 et 51 des 4 et 6 mars 1943.
  •  8KLARSFELD Serge, «La constitution des 2 convois n°50 et 51 en date des 4 et 6 mars 1943», in Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, Beate et Serge Klarsfeld, 1979. C’est ce que déclare également le SS Lischka dans un télégramme à Berlin daté du 24 février 1943 cité par Maurice Rajsfus, La police de Vichy. Les forces de l’ordre françaises au service de la gestapo 1940/1944, Paris, Le Cherche midi, 1995, p. 137.
  •  AD Rhône, 829 W 177
  • 10AD Rhône, 3678 W 18.
  • 11AD Rhône, 3678 W 18.
  • 12AD Rhône, 829 W 260, n° 65285
  • 13AD Rhône, 829 W 271, n° 66210.
  • 14AD Rhône, 829 W 251, n° 64678.
  • 15 En réalité, il est déporté à cette date par le convoi n° 50. KLARSFELD Beate et Serge, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, 1978.
  •  16AD Rhône, 829 W 401, n° 84477.
  • 17AD Rhône, 829 W 401, n° 84477.

Liste des soixante huit hommes raflés en février 1943 à Lyon

en gras les 37 hommes déportés par le Convoi 50

Heinrich ADLER  
Rudolf BASTL
Hermann BAUERNFREUND
Lukas BLITZ
Mossek BRAJDSZTEJN
Mozick BULKA
Marc CHAPIRO
Bruno COHN
Szymon DZIERLATKA
Samuel EDELSZTEIN

Gabriel EFENDOWIEZ
Albert EMANUEL
David FINGERHUT

Moïse FLACHNER
Maurice GELLERT
Heinz GROSS
Rubin GRINBERG
Hersch GRYMBERG 
Benedikt HACKERT
Wolf HAMER
Ménaché HAYIM
Hans HIRSCHFELD
Marcel HOSANSKI
Judas IZRAELSKI
Wolf JAGLE
Gunther KAUFMAN
Georges KERBEL
Karl KIRSCHMANN
Israel KIRZENBAUM
Joseph KOENIGSWALD
Joseph KORNBLAU
Feiwel KORNFELD
Chaïm LANDAU
Myrtil LAZAR
Léopold LEVY
Szymin LICHT
Armand LOEWY
Jacob MALAMOUDT
Max MEMES

Arthur MEYER
Mordka MICHALOWICZ
Marcel MILGRON
Ber MONETA
Enoch MORGENSZTERN
David-Godel NAJMAN
Salomon NATHAN
Willy NATHAN

Walter NEUMANN
Samuel PFEFFER
Majerholz PINKUS
Josek PROCEL
Nuchem PRYNC
Samuel RABNER
Walter REITZBAUM
Samuel ROSENBERG
Szlama RUMEL
Albert SCHWEIZER
Joachim SELIGSOHN
Max SELIGSOHN

Jacob SILBER
Chaïm SLOMA
Jacob SLOMA

Julien VOGEL
Hartog WESSEL
Heymann WESSEL
Jacob WESSER
Leybus ZELIGMAN
Chaïm ZELKOWICZ























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  2 comments for “La rafle de février 1943

  1. albert etgar
    21 mai 2012 at 6 h 36 min

    je cherche un nom d une femme anna feldmann du convoie 62 deportee de drancy le 20.11.43 en direction de auschwitz sa ville d origine et jitomir du nom de jeune fille althausen je veux aider une voisine qui pretent vouloir plus de renseignement sur sa tante elle a obtenue que de simple document a yad vashem lors d une visite je vous remercie d avance (albert etgar)

    • Jewishtraces
      23 mai 2012 at 10 h 21 min

      je ne comprends pas votre demande , vous avez le nom , que souhaitez-vous savoir de plus ? Anna Althausen a été arrêtée à Nice où elle habitait rue Joffre

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