Plus qu’un nom dans une liste : Isidore Goldberg

Isidore Goldberg arrive en France le 25 mai 1933 muni d’un visa délivré par le consul de France à Berlin. Il est avocat et la loi du 30 avril 1933 instaurant un numerus clausus pour les Juifs dans les écoles et universités allemandes à moins d’un mois quand il franchit la frontière à Forbach accompagné de sa femme Dorothea -Elly et de leur fils Kurt âgé de 15 ans. Les quatre autres enfants du couple sont encore en Allemagne et compteraient émigrer en Palestine.

Isidore déclare avoir été emprisonné pour son combat contre le régime hitlérien. Il est docteur en droit de l’université de Leipzig et exerce la profession d’avocat.

La personne connue par la famille est Maurice Quadratstein selon le formulaire rempli par Isidore le 6 juin lorsqu’il se déclare aux autorités françaises.

Il loge au 39 rue Singer à Paris puis loue un appartement à Neuilly.

Entre 1933 et 1940 son dossier des Renseignements Généraux mentionne ses activités de conseil juridique, une tentative de création d’une Harshara pour préparer les jeunes juifs à l’émigration en Palestine, un cercle de rencontre pour les réfugiés juifs allemands. Puis le dossier mentionne que les RG  le pensent en zone libre.

Fiche de renseignement, archives de la Préfecture de Police, Paris

Isidore est inscrit sur le Mur des Noms en tant que Isidore GOLDBERG né(e) le 01/08/1880 à BROMBERG, déporté(e) par le convoi n° 50 au départ de Drancy le 04/03/1943.

Le convoi 50 a été formé après les rafles de février 1943 , sa destination était Majdanek et Lublin. Isidore n’a pas survécu.

Tzvi Goldberg, fils d’Isidore, dépose en 1955 à Yad Vashem une feuille de témoignage.

Isidore Goldberg ,feuille de témoignage Yad Vashem 1955

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