Nom : Tessier, Prénom : Adolphe. Né à Moshé Baron

 Cet article est la suite de « l’Allemand s’appelait Pyjama » ; souvenirs de Jean Granat 

 

Maman s’organisa pour que je parte avec Liliane par le train de la Croix Rouge, moi pour Lyon et elle pour Grenoble.

Le voyage dans le train de la Croix Rouge était sûr alors Maman prit le risque de bourrer ma valise à double fond de nos économies et de ses bijoux. J’étais installé dans le train sur la couchette supérieure et lorsque les Allemands inspectèrent le train, je mis bien en évidence mon étiquette de la croix rouge et planquais ma valise sous mes jambes et la couverture et faisait semblant de dormir.

Le voyage se passa bien et arrivé sur le quai, je retrouvais Papa et Marc. C’est la première fois que je vis Papa pleurer, en me serrant dans ses bras.  Marc avait 19 ans, moi 10, Papa récupéra le chargement de ma valise, me confia à mon grand frère et partit faire «des affaires.»

En fait, il était tombé amoureux d’une lyonnaise. J’ai vu une fois la chambre de mon père à Monchat.  Marc habitait dans une cité universitaire et partageait sa chambre avec un cousin des Rochevarger,  Jacques Yevnine. Nous avons habité cette chambre tous les trois jusqu’à ce que Jacques trouve une autre chambre.  Marc me fit visiter Lyon.  Il s’adonnait à l’aquarelle et m’emmenait avec lui sur les bords de Saône pour l’admirer peindre.  A la radio il écoutait le Hot Club de France avec Django Reinhardt, Stéphane Grappelli, Hubert Rostaing, Pierre Fouad et Jacques Dieval. Je m’initiais au Jazz.

La ville de Lyon ne devenant plus très sûre, Maman a voulu que nous partions pour Grenoble, en attendant son arrivée en compagnie d’Adèle. Elles avaient décidé de passer la ligne de démarcation dans une ferme, toujours près de Civray, là où on pouvait traverser le Cher à gué.

Elise ne voulut à aucun prix se séparer de Maman et Adèle, et les voila donc parties toutes les trois avec leurs valises.  Chez la fermière qui devait organiser leur passage, une voiture allemande s’arrêta. On cacha immédiatement les trois femmes dans une chambre sous un édredon. Les officiers Allemands étaient venus se ravitailler et boire un petit verre de vin. Elise prise d’une envie d’éternuer serra tellement les dents qu’elle en perdit une incisive.

Une fois les Allemands repartis, il fallut attendre le moment favorable et traverser à pied avec de l’eau jusqu’au niveau du cou.

Maman et Adèle savaient à peine nager, Elise pas du tout. Repérées par les Allemands alors qu’elles étaient à mi-parcours, elles  finirent leur course sous les balles, Adèle au bord de la crise de nerf et Maman l’insultant et la tirant par les cheveux pour lui faire reprendre le dessus.

Finalement les trois femmes arrivent en zone libre, s’effondrent et pleurent, saines et sauves ! La zone libre, ce qui signifiait « liberté », mais c’était sans compter la milice de Doriot, souvent plus cruelle que les soldats allemands, dont le seul dieu était Hitler ; les miliciens eux en avaient quatre : Pétain, Hitler, Doriot et …. « Mort aux juifs.»

En attendant Maman à Grenoble, Marc et moi logions dans un hôtel près de la gare. J’appris l’art du pliage de papier : avions, bateaux etc. Parfois à 6 heures du matin on frappait à la porte : « Milice ! – Vérification des papiers » Tout se passa bien. Les trois femmes arrivèrent. Depuis mon arrivée à Lyon, je n’avais aucun souvenir de mon père.  Maman se débrouilla pour obtenir un appartement au numéro 6 de la rue Diderot, près du pont du Drac, nous étions au deuxième étage et bien installés. Sur le même palier, habitait un  vieux juif,  violoniste, âgé sans doute d’une cinquantaine d’années, il paraissait très vieux à mes yeux d’enfant. Les Hertzberg habitaient à quelques pâtés de maisons, rue Amédée Morel. La vie reprit en famille, et mon père réapparut. J’allais au lycée en 7e à Champollion. Marc était au même lycée où il passa son BAC et moi le DEPP. Je surveillais le Tram par la fenêtre, descendais quatre à quatre les escaliers, et sautais sur la plate-forme, j’étais heureux. Le lundi matin c’était le lever des couleurs dans la cour du lycée. La milice était là et nous devions chanter l’hymne à Pétain, « Maréchal nous voilà. »

Papa et Marc écoutaient Radio Londres, on plaçait sur une carte installée au mur des petits drapeaux pour suivre l’avancée des russes. Papa bricolait, achetait des meubles anciens, des tableaux qu’il dénichait dans des greniers et les expédiait à son ami Jacques Klein qui s’occupait de les vendre. Je suis retourné à Grenoble travailler pour un article de recherche avec un ami qui y habite. J’ai tout retrouvé et ai pris des photos. Je me dirigeais comme si j’avais quitté Grenoble depuis seulement quelques courtes années.

Marc m’emmenait à la piscine pour m’apprendre à nager, mais comme mon petit fils aujourd’hui, j’avais du mal à me lâcher. Quand il y avait de la neige, nous prenions le tram jusqu’à St-Nizier, pour aller voir les skieurs. Au printemps ma cousine Jeannine, presque ma sœur (ma complice, mon amie dont j’étais amoureux… mais ça ne se fait pas entre cousin et cousine) est venue nous voir. Pour notre santé, on nous envoie en pension à Villard-de-Lans, à la Soleillette. Je faisais la comédie, je détestais le porridge, je voulais retourner à Grenoble. Pourtant j’appris à faire du patin à glace, j’avais déjà essayé à Paris avec Jeannine, et du Hockey. J’ai soudoyé des infirmières, ou plutôt gardes d’enfants, pour envoyer une lettre à ma mère où je lui disais « je t’en supplie, viens me chercher ». Phrase que reprendra mon fils lorsqu’on l’enverra  en pension à l’île d’Oléron. Alors, ma mère est venue me récupérer. Jeannine est restée huit jours de plus.

On allait se balader sur les berges du Drac, à Sassenage, à Fontaine. C’est là qu’en même temps, nous avons su nager Jeannine et moi. Notre ange gardien c’était Elise.

A Paris les Allemands avaient mis les scellés sur notre appartement. Rue Crozatier, le cabinet a été occupé par un Français collaborateur, nous ne l’avons jamais récupéré. Maman se mit en tête de récupérer la Nation. Avant de partir en zone libre elle nous avait obtenu des certificats de baptême par le curé de l’église St Ferdinand, près de l’avenue des Ternes. Maintenant, il lui fallait obtenir des certificats de non appartenance à la race juive. Tous les papiers ont été faits, mais il fallait que Papa signe lui-même. Folie !
A cette époque la ville de Grenoble venait d’être occupée par les Allemands [1] qui s’étaient battus contre les Italiens qui occupaient cette région. A cette bataille s’étaient joints les maquisards du Vercors. Ce fut une nuit horrible.

Elle ramena Papa à Paris, rue Lauriston, au Commissariat Général aux Questions Juives. Afin qu’on ne lui pose pas de questions, dans le train elle disait qu’il était « neuneu », et lui promenait un hochet devant lui. Papa, bien que circoncis, obtint donc ce certificat signé «Darquier de Pellepoix [2]».

Ils devaient revenir le lendemain matin, et nous les attendions à la gare en regardant les Allemands qui gardaient l’entrée en faisant le pas de l’oie.  Le haut-parleur de la gare annonça que le train de Paris avait été bombardé par les alliés américains. Il y avait eu de nombreux morts à Châlons-sur-Saône. Notre inquiétude était à son comble. Etaient-ils morts ?  Mais non ! Papa était un flâneur, et il aimait s’arrêter devant les boutiques d’antiquités. A force de regarder les boutiques Papa était en retard, comme d’habitude. Les parents ont donc loupé leur train. Ils sont arrivés tout souriants par le train suivant.

Il n’y avait plus de ligne de démarcation. Nous n’étions « officiellement » plus juifs, donc les Allemands devaient retirer les scellés. Maman prépara tout, et c’est mon oncle Alfred, juif, qui muni des papiers, alla chez nous place de la Nation. Les Allemands ôtèrent les scellés et «appartement de juifs », avec leurs excuses. Il fallait le faire.

A l’Est, en Russie, la défaite allemande commençait. Le Service du Travail Obligatoire, le STO pour les plus de 16 ans se mettait en place [3], ils devaient s’inscrire et partaient en Allemagne.

Marc qui n’était pas très grand faisait jeune, on lui donnait 15 ans et non 20. De plus il avait une carte d’identité au nom de Marcel Garnier et sur laquelle il était, je crois, rajeuni.

On ne le déclara pas et il quitta Grenoble pour rejoindre Fred et Fanny qui avaient quitté Combs à cause la Kommandantur derrière leur jardin, des Allemands de plus en plus nombreux et des bombardements de la voie ferrée. Ils s’étaient réfugiés dans un bled, à By  à côté de Thomery près de Fontainebleau, au bord de la Seine. Tout se passait bien, c’était le printemps, Marc en short faisait gamin.

A Grenoble les Allemands devenaient de plus en plus agressifs contre les Juifs et les pourchassaient en permanence. Les Juifs étaient arrêtés et déportés. Dans, l’immeuble à côté du nôtre il y avait le siège de la LICA [4] (Ligue contre l’antisémitisme qui avait été dissoute par Pétain). Ils furent déportés.

Notre appartement était bien meublé avec des meubles anciens que Papa avait achetés et déposait à la maison avant de les vendre pour vivre.

A Grenoble, je n’ai pas retrouvé de place de la Bourse lorsque j’y suis retourné. Pourtant pendant la guerre il y avait une place de la Bourse à moins que l’on ait transformé en Bourse un bâtiment genre de Poste. [5]

Un jour Papa avait un rendez-vous important pour une affaire. Pour une fois il était en avance.

Pour passer le temps il faisait le tour de la place en regardant les magasins qui pour la plupart étaient des antiquaires. Comme toujours il regardait en bas vers le trottoir et ses yeux remarquèrent des bottes de soldats. Il s’aperçut qu’à chaque rue se tenaient des allemands. Il n’eut que le temps de s’engager dans l’une de ces rues avant que les soldats se tiennent par la main et ferment toutes les rues. Des camions arrivèrent et embarquèrent tous les juifs qui furent déportés.

Papa rentra à l’appartement et avec Maman ils décidèrent qu’il fallait quitter Grenoble et rentrer à Combs. Nous avons récupéré notre maison que nous avions prêtée aux Blanc, aux parents Flis et à Dora et Renée dont le père David était en déportation. Rachel (Renée Ball) la sœur d’Adèle et son fils Samy (Roger) vinrent nous rejoindre. Marc aussi revint de Thomery puis les Flis aussi revinrent dans leur maison dans laquelle grand-père et grand-mère Tesler étaient restés. Les bombardements alliés s’intensifiaient, aussi dans le fond du jardin, le plus loin possible de la voie ferrée, là où était un ancien tennis qui n’a jamais servi, aidé d’un ouvrier on creusa une tranchée pour s’abriter. A la moindre alerte on courait dans la tranchée.

Dans le jardin il y avait un vieux poulailler. On y aménagea une planque pour Papa et Marc, sous le toit, regardant vers chez la voisine, Madame Gazet, avec laquelle nous avions de bonnes relations. La porte de l’appartement de Grenoble avait été forcée, et notre ancien voisin déporté. Maman est partie récupérer les meubles qui restaient…Folie, Folie….

Les jours passaient. J’allais souvent voir mes cousines. Dans la cave il y avait du jambon, et une radio pour écouter Londres. Grand-père n’était pas croyant, tandis que grand-mère voulait respecter les traditions. Pas de porc. Donc, elle mangeait sur une autre table. Lorsque nous mangions du porc et du jambon. Après la mort de grand-père elle en mangera, parce que le médecin lui avait dit que c’était bon pour la santé On essayait de lui apprendre la prononciation Française, et non plus celle du Yiddish. Pour dire oui elle disait Voïe.

- On lui disait dis ou.

- Elle disait ou

- Dis i

- Elle disait i

- Dis ou-i

- Elle disait ou-i.

- Dis Oui.

- Elle disait Voïe

 

Mon Grand père, Abraham Tesler, s’appelait Adolphe Tessier sur ses faux papiers, né à Molsheim, Bas Rhin. Nous avions des amis juifs à Combs, qui s’appelaient Baron. On lui disait :

-Je suis l’officier allemand. Vos papiers !!!

-(il tend sa carte)

-Comment vous vous appelez ?

-Vous ne savez pas lire ?

-Sois sérieux !

-Nom : Tessier. Prénom : Adolphe. Né à Moshé Baron

 

On écoutait la radio. Les Américains ont débarqué. « Maintenant c’est la guerre à outrance » ; et grand père demande « où que c’est ça : Outrance ? ».

Juste avant l’arrivée des Américains, des trains bourrés d’Allemands étaient arrêtés devant chez nous. Il y eut des fusillades. La résistance arrivait. Le lendemain je vais dans la rue principale où se tenait le marché sur le bas côté. Des soldats allemands étaient par terre tués. C’étaient les premiers morts que je voyais.

La nuit nous voyions les bombardements américains sur Paris et sa banlieue. On entendait dire :

« Des avions touchés… Des parachutistes récupérés…. ». Et puis Joie ! Joie ! Joie ! Les Américains arrivent. Chewing-gum, chocolat, cigarettes Camel Lucky… Nous les inondions de tomates et de fruits du jardin. La forêt de Sénart était proche et les Américains avaient monté un grand camp à l’entrée. Nous allions les voir et baragouinions «Good morning. Thank you ». Ils faisaient passer leur V-Disk avec tout le jazz et les crooners. C’était génial ! Il faut dire qu’avant, à Combs, nous avions monté un petit orchestre à l’initiative de Marc qui avait récupéré une clarinette et en jouait, ainsi que de l’harmonica. Roger jouait de la mandoline ou du banjo et moi de la batterie.

Avec Jeannine et Françoise, nous avions créé chez elles le “club du chêne vert ‘’. Nous montions nous cacher dans les arbres.

Nous sommes en 1944. Marc a 21 ans et devient Zazou.

Sonia était née le même jour de la même année que notre cousin Alain. 25 Mai 1930. Ils avaient

14 ans. Jeannine et moi avions 12 ans, Françoise 8 ans, et Danièle avait presque 3 ans.

Paris libéré, nous rentrons chez nous. Tout était en ordre. Une autre vie commence. Finie la guerre. Nous somme rentres a Paris et avons récupéré notre appartement et le cabinet de Papa.

Nous étions tous là, la vie allait nous appartenir, plus jamais cela. Papa alla voir son cabinet rue Crozatier mais il était occupé par un jeune dentiste qui a refusé de partir. Ne voulant pas faire de procès Papa abandonna ce cabinet et travailla à la Nation uniquement.

Je me souviens le grand violoniste américain Yehudi Menuhin était venu à Paris [6] début septembre. Nous avions des places pour l’Opéra où il devait jouer. Il commença par la Marseillaise. La salle était archi comble. Tout l’Opéra était debout, les gens dehors chantaient et applaudissaient les larmes aux yeux. La France est devenue libre. Puis il a joué le concerto de Beethoven.

Tant de choses ont été écrites sur la libération de Paris et l’euphorie qui en suivit, que je n’ai rien à ajouter, à part simplement, qu’à Combs, après l’arrivée des américains et de la résistance, je revois les femmes qui avaient collaboré avec les Allemands, en train de se faire tondre. On a tellement écrit là-dessus que je ne dis rien d’autre.

Je dois aller au lycée, en 6e, à Charlemagne, puisque Marc y était allé. J’apprends le latin et je suis un très bon élève. Marc a la possibilité de s’inscrire en médecine et en dentaire avec de nombreuses sessions spéciales. Mais nous étions toujours en guerre et Marc est appelé sous les drapeaux. Déchirement familial. Je suis au comble du désespoir. Mon dieu s’en va. Je mets sa photo près de notre lit. Mes parents n’ont jamais eu l’idée de nous mettre deux lits séparés. Nous sommes allés le voir au fort de Vincennes. La France n’était pas encore totalement libérée et la guerre avec les Allemands dura jusqu’au 8 mai 1945.et celle avec les Japonais jusqu’en août avec la bombe atomique américaine sur Hiroshima. La France allait se reconstruire et ne jamais oublier ceux qui sont morts pour cela, soldats, résistants, ni ceux qui sont morts injustement par la barbarie nazie, pour avoir appartenu à la religion juive ou avoir appartenu au Parti communiste français.

La vie a repris son train-train. Papa a ré-ouvert son cabinet place de la Nation. Celui de la rue Crozatier avait été confisqué et donné à un dentiste collaborateur. Nous ne l’avons jamais récupéré. Marc fut libéré après le 8 mai. Il a bénéficié de nombreuses exemptions. Il a loupé médecine au désespoir de Papa et a continué dentaire qu’il fît en 2 ans au lieu de 5. Il se mît à exercer avec Papa dans le second cabinet que Papa avait installé et dans lequel Henri avait travaillé avant la guerre.

Nos vacances se passaient à Combs, en famille. Grand-père Tesler est mort en 1947. Il avait conservé des vêtements pour dames de Pygmalion et je partais avec lui en vélo dans les fermes d’alentour où il échangeait des vêtements contre de la nourriture. Nous étions toujours rationnés. On s’arrêtait sur le bord des petites routes et mangions nos sandwiches au saucisson et au jambon. Grand-mère ne nous voyait pas !

[ 1] Selon le récit de Jean Granat nous sommes à l’automne 1943 mais les évènements ne sont pas déroulés tout à fait comme Jean le raconte, il avait onze ans à cette époque

[2] Louis Darquier de Pellepoix a été nommé à la suite de Xavier Vallat au CGQJ en mai 42

[3] Sauckel exigea, le 1er janvier 1943, qu’en plus des 240 000 ouvriers déjà partis en Allemagne, un nouveau contingent de 250 000 hommes soit expédié d’ici la mi-mars. Pour satisfaire cette deuxième action Sauckel, le 16 février 1943, Pierre Laval, après avoir vainement négocié, instaure le Service obligatoire du travail (SOT), ainsi appelé la première semaine, et en raison des railleries dues aux initiales, fut rebaptisé STO. Les précédentes réquisitions, sous le régime de la Relève, ne concernait théoriquement que des ouvriers. Avec la mise en place du STO, le recrutement, de catégoriel, se fait désormais par classes d’âge entières. Les jeunes gens nés entre 1920 et 1922, c’est-à-dire ceux des classes 40, 41 et 42 sont obligés de travailler en Allemagne (ou en France) à titre de substitut de service militaire. La jeunesse, dans son ensemble devient la cible du STO. La classe d’âge 1922 fut la plus touchée, et les exemptions ou sursis initialement promis aux agriculteurs ou aux étudiants disparurent dès juin. Les filles étaient aussi théoriquement concernées, mais hors quelques cas individuels, elles ne furent jamais envoyées au STO, par peur des réactions de la population et de l’Église. Parmi les requis de la deuxième action Sauckel, 24 000 jeunes hommes des Chantiers de la Jeunesse, du dernier contingent de la classe 1942 furent envoyés en Allemagne.

[4] « Ligue internationale contre l’antisémitisme », fondée en février 1928, devenue LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) lors de son 33ècongrès national en 1979

[5] Il s’agit de la Bourse du Travail

[6] Dans la même année, il a donné la première britannique du deuxième concerto le 20 Septembre. Après une visite de l’Alaska, les îles Aléoutiennes et d’Hawaï, il a joué pour la Royal Navy à Scapa Flow et dans les villes en Grande-Bretagne, à la suite de cette tournée de concerts sur le front occidental, certains d’entre eux sous les obus allemands. Il donne des récitals à Bruxelles et Anvers et le premier concert de l’Opéra de Paris après la Libération. Source 

 























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