Le Boucher de Lyon, Klaus Barbie

Le Boucher de Lyon, Klaus Barbie

Nikolhaus « Klaus » Barbie. Né le 25 octobre 1913 à Bad-Godesberg, Allemagne

1933 : Son père meurt, il devient membre des jeunesses hitlériennes.
1935 : Devient membre de la sécurité de la S.D., signe son engagement dans la S.S.
29 mai 1940 : Promu sous-lieutenant, Barbie arrive en Hollande, il est chargé de la chasse aux Juifs, Tsiganes et Francs-maçons.
Juin 1942 : Promu lieutenant il arrive en France dirige la section IV de la Gestapo de Lyon.
Il y reste jusqu’en septembre 1944.
9 février 1943 : Il dirige la rafle des locaux de l’UGIF rue Sainte Catherine à Lyon ; 84 personnes sont arrêtées et déportées
6 avril 1944 : Il dirige la rafle d’Izieu ; 44 enfants et 7 adultes sont arrêtés et déportés
11 août 1944 : Barbie fait partir un ultime convoi pour Auschwitz.
Le bilan des crimes en France de Klaus Barbie : 4 342 meurtres, 7 581 juifs déportés, 14 311 résistants arrêtés et torturés.

Après la guerre

Lorsque l’armée allemande quitte Lyon en Septembre 1944, Barbie prend la fuite, il entame une nouvelle vie sous une fausse identité ; il dirige un cabaret à Munich, s’occupe de trafic et de marché noir.
Il est engagé ensuite par le contre espionnage américain, il servira trois ans la lutte américaine contre le communisme.
La France fera plusieurs demandes d’extradition y compris pour le procès de René Hardy, supposé avoir « donné » Jean Moulin. Les Etats-Unis ne changent pas leur réponse, ils ne savent pas où Barbie se trouve.
En 1952 et 1954 il est jugé par contumace et condamné à mort, pour « crime de guerre » par le tribunal des forces armées de Lyon. Mais 20 ans plus tard ces peines sont prescrites.

Devenu un agent encombrant pour les Etats-Unis, les Américains vont s’en débarrasser, il change de nom, devient Klaus Altmann et part pour l’Amérique du Sud, empruntant la « filière des rats » qu’Eichmann emprunta un an plus tôt.
Il fait d’abord escale à Gênes où un ecclésiastique Croate lui fournit un passeport de réfugié de la Croix-Rouge. Il rejoint la Bolivie.
Dans les années 1970, il sera mêlé à plusieurs histoires de trafic (cocaïne) avec sa compagnie maritime la « Transmaritima Boliviana Limitada »
En Janvier 1972, le journaliste Ladislas de Hoyos réussit à localiser Altmann, il l’interviewe cinq minute pour TF1, l’homme nie tout sur son passé.

Traqué

Le 6 mars 1972, Beate Klarsfeld- activiste de la traque antinazi et épouse de l’avocat Serge Klarsfeld- ainsi qu’ Ita Halaunbrenner dont toute la famille à été victime de Klaus Barbie s’enchaînent à un banc à La Paz avec une pancarte proclamant : Altmann = Barbie.

Il faut attendre octobre 1982 et l’arrivée d’un nouveau Président en Bolivie pour que les choses changent. Barbie est arrêté pour non-paiement d’une amende pour fraude-fiscale, le 25 janvier 1983. Il est extradé par l’armée Bolivienne sur le territoire français de Guyane, l’armée française prend le relais, il atterrit à la base militaire d’Orange puis est transféré à Lyon.
Le 5 février 1983, Klaus Altmann qui désormais reconnaît avoir été « Klaus Barbie en temps de guerre » est interné à la prison de Montluc.

Au terme de quatre années d’instruction, le 11 mai 1987 le procès Barbie commence à Lyon. Il se conclut le 4 juillet 1987 par sa condamnation à la prison à perpétuité.

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