Plus qu’un nom dans une liste : Boris Bezborodko

Boris Bezborodko est né le 22 décembre 1918 à Czestochowa, en Pologne. Fils de Masha Peremolnik et de Joseph Aron Bezborodko, il est le dernier né d’une famille de dix enfants. Il semble qu’il ait vécu en France depuis l’âge de 9 ans.

Pendant la guerre, il est chargé d’assumer la fonction d’économe au centre d’accueil de Chansaye (Rhône) qui a été fondé par l’abbé Glasberg dans le cadre de la Direction des Centres d’Accueil (DCA). Ce centre est destiné à accueillir des hommes et des femmes sortis des camps d’internement de la zone sud.

Boris Bezborodko s’acquitte de sa fonction avec efficacité. Lors des rafles opérées dans la zone sud en août 1942, il réussit même à prévenir les pensionnaires et à sauver quatorze personnes sur les vingt-neuf inscrites sur la liste de déportation. Après ce tragique évènement, il continue d’assumer ses fonctions à Chansaye, mais la DCA a pris conscience qu’il n’est plus possible de sauver les gens qu’en les disséminant. Boris Bezbordoko qui travaille aussi pour le réseau de sauvetage de la sixième ( section de l’UGIF, réseau clandestin des EIF) se charge de maintenir le contact avec les jeunes qui ont été placés un peu partout. Il leur apporte tous les mois des tickets, du tabac, de l’argent de poche et surtout, il leur apporte du courage, et leur faire sentir qu’ils sont suivis et soutenus.

Avec l’invasion de la zone sud et la présence des Allemands sur tout le territoire français, la tâche de Boris Bezborodko se complique d’autant. Lorsque 12 juillet 1943, la Gestapo monte à Chansaye pour procéder à son arrestation, il est obligé de disparaître.

Désormais, il travaille uniquement pour la Résistance. Selon l’ARJF ( Anciens de la Résistance juive de France), il travaille pour la Résistance de mars 1943 à son arrestation à Lyon le 7 janvier 1944. Son secteur d’activité couvre Lyon, Marseille et Nice.

Agent de liaison recruté par Henri Wahl, il est chargé du transport d’armes et de matériels d’imprimerie. Il assure la liaison entre Lyon-Marseille et Lyon-Nice avec les groupes francs de ces villes. Il est arrêté à Lyon le 7 janvier 1944 avec Roger Appel alors que tous deux sont porteurs d’un important stock de faux papiers. Il porte le nom de Georges Bousquet et est domicilié à Caluire.

Amené à l’école de Santé Militaire, siège de la Gestapo de Lyon, avenue Berthelot, il est torturé, et notamment passé à la baignoire, mais ne fournit aucun renseignement. Boris Bezborodko est incarcéré au fort Montluc. Arrêté en tant que résistant, il est déporté comme juif le 3 février 1944 de Drancy vers Auschwitz (matricule 173246) par le convoi 67. Transféré à Mauthausen puis Gusen, il est libéré le 5 mai 1945 par les Américains.

Il est décédé le 12 novembre 2005.

 

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  2 comments for “Plus qu’un nom dans une liste : Boris Bezborodko

  1. A.Elisabeth
    31 juillet 2012 at 16 h 10 min

    Bonjour,
    Je suis la fille de Boris Bezborodko et de petites erreurs existent.
    1. Il est le dernier d’une famille de 10 enfants.
    2. Il est libéré le 5 MAI 1945

    Merci
    Elisabeth A.

    • Jewishtraces
      31 juillet 2012 at 18 h 06 min

      Merci nous avons corrigé

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