Plus qu’un nom dans une liste : Hermann Tetelbaum

Dessin de Max Tetelbaum Collection Zlatin BNF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hermann Tetelbaum est né à Anvers le premier novembre 1933.  Ses parents Jankiel et Sofa ont eu Gabrielle, Maurice  et Max avant lui.

Jankiel est interné à Rivesaltes à une date que nous ne connaissons pas, il en est libéré le 14 mars 1941. A quel moment Max et son frère Hermann sont confiés à l’OSE vraisemblablement à Gurs où selon le témoignage de leur tante ils étaient internés. Ensuite nous apprenons qu’Hermann a séjourné à la Maison d’Enfants des Morelles et a été scolarisé à Broût-Vernet dans l’Allier de mai à juillet 1942 sous le numéro 899 du registre de l’école primaire de garçons. Dans la colonne «observations » il est indiqué « parti à Marseille ». Il rejoint son frère Max.

De Marseille à Izieu l’itinéraire n’est pas connu.

Max et Hermann étaient parmi les 44 enfants arrêtés à la maison des enfants d’Izieu  le 6 avril 1944.  Ils furent déportés à Auschwitz le convoi 71, sous les noms de Max et Armand Teitel. Leur arrestation et la découverte de l’adresse de leur famille – soit par la saisie de lettres qui leur sont envoyées à Izieu, ou par l’intermédiaire de leur interrogatoire à Montluc ou Drancy – conduit à l’arrestation de leur mère et leur sœur Gabrielle (née le 2 Octobre 1927, à Anvers) et de  Maurice (né le 27 Novembre, 1929). D’après les documents Drancy, en particulier le carnet de fouilles qui a enregistré tous les objets de valeur appartenant à des Juifs, Serge Klarsfeld a établi que  cette arrestation a eu lieu à Chambéry (Savoie), où ils ont vécu  42 Faubourg de Montmélian, probablement peu de temps avant leur transfert à Drancy le 21 Avril. La mère et les deux enfants les plus âgés ont été déportés par le convoi 72 du 29 Avril 1944, juste après que le convoi des cadets. Eux aussi, ont été tués à Auschwitz. En 1945, seul le père de cette famille de six personnes avait échappé à la déportation et la mort.

De gauche à droite Hermann, Maurice, Gabrielle et Max Teitelbaum à Anvers 1935

 

 

Izieu est un petit village perché au dessus d’un bras du Rhône à la frontière de trois départements français : l’Ain, l’Isère et la Haute Savoie.La célébrité de ce village découle de la tragédie qui y survint le 6 avril 1944.

Ce jour là quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, ayant à leur tête Klaus Barbie, accompagnés d’un bataillon de la Wehrmacht. Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation, Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu.

Sur la petite route qui mène au village, quelques centaines de mètres avant l’église légèrement en retrait, le hameau de Lélinaz abrite la maison qui servit de colonie pour les enfants juifs réfugiés.

Cette maison est proposée à Sabine Zlatin par le sous-préfet de Belley (Ain), Pierre-Marcel Wiltzer, pour créer une colonie d’enfants au printemps 1943 sous l’égide de l’OSE
Sans toutefois les nommer, le sous préfet sait qu’il s’agit d’enfants juifs provenant de Lodève dans l’Hérault, qu’il faut soustraire au danger. Il propose la maison du hameau de Lélinaz à l’entrée d’Izieu en retrait de la route de Belley, à l’abri.
Sabine Zlatin accepte et entame avec son mari, Miron les démarches pour amener les enfants et recruter les éducateurs qui en prendront soin.

Pendant un an environ une centaine d’enfants connaîtront un répit jusqu’à la rafle du 6 avril 1944.

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