Sigmund Jachzel

 Sauf mention différente les photographies proviennent de la collection Toman Tous droits réservés

Sigmund Jachzel est né le 1er janvier 1923, à Ostrava, ville industrielle située entre l’Oder et l’Ostravica. Ses parents Elias et Frida habitent le quartier périphérique  de Zabreh Nad Odrou, Elias est représentant en chemiserie et bonneterie et devient fondé de pouvoir de la fabrique qui est en Allemagne.
Elias Jachzel assiste aux offices dans une synagogue de tradition Polonaise, sa famille est originaire de Silésie, de Rychwald où ils étaient agriculteurs. Ancien combattant de la première guerre mondiale dans l’armée austro-hongroise, il combat sur le front italien. Elias retrouve son emploi à la fin des hostilités et épouse Frida Saborska. Frida travaille à cette époque à la poste d’Ostrava, elle est une des filles d’un boucher de la ville et semble jouir d’une grande liberté pour son temps.

Photographie de famillePhotographie de famille

Frida et Elias Jachzel

 

 

A la fin des années 1920 la ville compte 120.000 habitants et la communauté juive est décrite comme vivante, composée de toutes les couches sociales. Plusieurs écoles juives et différentes synagogues encadrent la vie de cette Kehila de 6.000 personnes. Sigmund à cette époque est inscrit au club de gymnastique Maccabi et lorsqu’il part pour son entraînement, sa mère, exemplaire d’intégration à la société civile, lui prépare un sandwich avec la «partie casher du cochon»1.
En 1929 la famille quitte la banlieue de Zabreh, pour s’installer à Vitkovice. A l’école primaire Sigmund n’a que des bonnes notes, il est même élu président de sa classe au Reform Real Gymnasium. Toutes ses distinctions lui valent de la part de sa famille le gentil surnom de «petit bolchévique», le bolchévisme étant très à la mode depuis 1917 chez les intellectuels.

Tchèque avant tout

Avant de se définir comme juif, Sigmund est enfant de la république de Masaryk² ; qu’il décrit comme la plus démocratique possible en Europe Centrale et en Europe de l’Est. Il se sent profondément Tchèque. Sigmund décrit l’antisémitisme, comme quelque chose de latent, de permis, de normal. Juif mais pas sioniste, son éducation laïque ne l’incite pas à suivre le mouvement sioniste, bien qu’il participe aux activités du mouvement scout sioniste Tehelet Lavane.

Sigmund au violon

Sigmund au violon

Il ne prend conscience des dangers qu’encourent les juifs à cette époque qu’à partir de l’Anschluss et l’invasion des Sudètes 4, entre mars et septembre 1938, il a alors 15 ans. Les Tchèques scandaient «Zhidy do Palestiny» : «les Juifs en Palestine»! Tandis qu’à Prague l’émigration juive s’organise.

Prague 

«Nous avons été occupés le 14 mars (1939) par les Allemands et dès le 15 au matin tout a changé… Les voitures par exemple roulaient à la manière allemande à droite alors que jusque là on roulait à gauche.»

Il ne fallut que quelques mois pour que le parti nazi ne se ravise à ce sujet. A l’été 1939, les juifs d’Ostrava sont envoyés par « transport » -ce mot tant redouté-, à Nisko sur le San, région marécageuse de Pologne pour y construire un camp. Edmund Saborski, frère de Frida Saborska, un des oncles de Sigmund y est déporté.

Sigi et ses parents décident alors de fuir vers l’Ouest à 468 kilomètres de là, à Prague.
Sigmund continue sa scolarité dans un lycée technique à Prague. Après l’invasion des Sudètes, l’entreprise d’Elias est aryanisée 3 et il perd son emploi. Il en trouve rapidement un autre à Prague selon le témoignage de son fils.

Elias est représentant en parfumerie, Frida quand à elle est la seule femme du café Cerna Ruze (la rose noire) à pouvoir jouer au poker avec les hommes. Sigmund a alors 17 ans, il pleut des décrets anti-juifs et son père tombe malade, il part en séjour dans un Sanatorium et Sigmund reprend la place de son père pour la maison Kalivoda.
Au printemps 1941, le port de l’étoile jaune devient obligatoire dans le Protectorat de Bohême – Moravie, et Sigmund ne peut plus travailler, il trouve tout de même un emploi à la Judische Wehrmacht: la puissance du barrage selon le surnom donné par les travailleurs réquisitionnés. C’est un travail pénible que la réfection d’un barrage sur la Moldau, mais lorsque Sigmund faisait parti de l’équipe de nuit, il bénéficiait d’un supplément de ration alimentaire. Plus tard il travaille pour le conseil juif du ghetto, il démonte les installations électriques dans les appartements vides des juifs déjà déportés.

A l’hiver 1941, il se porte volontaire pour faire partie du kommando de construction du ghetto de Terezin.
« Je l’ai fait parce qu’on nous avait promis de protéger nos parents, de ne pas les envoyer dans les transports à l’Est, dont on avait tous peur, vers l’inconnu.»

1er décembre 1941 : transport 162

Après trois jours de quarantaine, les 1362 hommes de l’Aufbau Kommando (commando de construction), arrivent à Terezin à soixante kilomètres de Prague, à la caserne des Sudètes. 5 à 6.000 personnes résident alors à Theresienstadt, elles ont été chassées de leurs maisons afin que la construction du ghetto puisse commencer. Terezin commence à se remplir dès l’hiver 1941.

Sigmund travaille alors comme ordonnance à la Kommandantur du camp. En janvier 1942 il réussit à trouver un travail dans les cuisines, au printemps de cette même année, il travaille dans une cuisine attenante à l’hôpital et s’est en servant la nourriture qu’il attrape la scarlatine. C’est à l’hôpital qu’il rencontre un membre du Judenrat , (municipalité juive), contact qui s’avère précieux dans la dureté des conditions de vie du ghetto.

C’est avec le transport « Aar » du 16 juillet 1942 que ses parents arrivent à leur tour à Terezin, Elias est logé dans la même chambre que lui, Frida à la caserne Hamburger. Son oncle Edmund arrive à la même période. Il est nommé directeur du crématoire civile de Terezin, que son ex-entreprise avait construit avant sa déportation à Nisko. Il engage Sigmund, pensant pouvoir le protéger lui et ses parents d’éventuels transports. Mais Sigmund supporte très mal le travail au crématorium et retourne rapidement aux cuisines.

« Le führer offre une ville aux juifs »

En Allemagne le parti Nazi fait croire au juif que Terezin est une ville de luxe construite pour eux, où ils pourraient vivre en paix. La population de Terezin atteint rapidement les 70.000 personnes, soit 10 fois plus que sa capacité d’accueil initiale.

Terezin devient une étape dans les itinéraires des transports vers les camps de l’Est. Les transports sont organisés par le conseil juif, qui a l’obligation de fournir les listes. Sigmund reste relativement protégé, ainsi que ses parents, en tant que membre le l’Aufbau Kommando. Selon Sigmund, il y avait différents moyens d’être protégé, faire partie du Kommando de construction en était un, les « vitamines P et B » (protection et relation) en était un autre, et si Sigmund a pu se servir de ses vitamines pour obtenir du conseil des anciens la permission d’emménager avec deux de ses amis (dont l’un était un policier juif), dans une mansarde ; ni son statut ni ses relations ne lui permirent d’éviter la déportation de ses parents.
A l’automne 1943, Sigmund travaille à la cuisine de la caserne Magdeburg, alors qu’il distribue les pommes de terres il fait tomber le récipient, suite à quoi, un membre de la municipalité juive l’accuse de favoriser son père lors de la distribution ; après une altercation avec celui-ci, Sigmund est emprisonné quelques semaines dans « la petite forteresse », la prison de Terezin. Un tribunal juif le trouve coupable de sabotage économique et sa peine est de voir ses parents inscrits sur les listes de transports. Sigmund décide alors d’accompagner ses parents à Auschwitz.

Le camp familial d’Auschwitz

Ce sont les 13 et 15 décembre 1943 que Sigmund, Elias et Frida quittent Terezin à bord des wagons à bestiaux du transport Dr. Il a fallu deux jours et demi pour que ce convoi de 2 500 personnes arrive au camp dit, des familles d’Auschwitz. Ce convoi, comme beaucoup d’autres en provenance de Terezin, était accompagné d’instructions bien spécifiques quand au sort des personnes le constituant. Sur les fichiers trouvés après la guerre concernant ce transport «Dr», figure la mention Nach sechs Monaten SB : «Après six mois ; traitement spécial» Sigmund et ses parents étaient destinés à six mois de sursis dans l’enfer d’Auschwitz, avant les chambres à gaz.

Tout comme le ghetto de Terezin, le camp des familles d’Auschwitz 6 était une vitrine destinée à duper les organisations de secours comme la Croix Rouge qui l’a visité en mars 1944 . Dans le camp, Sigmund « s’organise » il réussit à acheter pour sa mère et lui des places dans les cuisines et à la distribution de la soupe. Sigmund raconte que dans la nuit du 7 au 8 mars 1944, 3 500 personnes du familien Lager périrent. Comme lui, leur convoi portait la mention Nach 6 Monaten SB. Il s’agissait des personnes composant le premier transport parti de Terezin le 15 septembre 1943.
En mars 1944, Elias, son père tombe malade. Sigmund réussit à se faire une place à la Kartoflornia , l’endroit où l’on pelait les pommes de terre. Il se fait prendre alors qu’il rajoutait dans la soupe, des pommes de terre et sera puni pour cela. Châtiment à la suite duquel, Sigmund tombe malade à son tour. Il ne peut abandonner son poste à la cuisine pour autant, et réussit grâce au soutien de deux camarades à conserver son poste malgré la fièvre.

La sélection de juin 1944

Au début 1944, le Dr Ley 5 fait passer une ordonnance imposant l’envoi au travail de tous les valides du camp ; cette ordonnance fait que le « traitement spécial » après six mois de camp n’est pas appliqué.

Le Dr Mengele effectue tout de même une sélection en juin 1944 :
sur les 5 000 personnes arrivées de Terezin les 15 et 18 décembre 1943 par les convois Dr et Ds, seul 1 000 à 1 500 personnes passent la sélection. C’est le bout du chemin pour le père de Sigmund, trop affaibli.
Frida sa mère est déportée à Hambourg, puis à Bergen-Belsen. Nous n’avons que peu d’élément biographique concernant Frida Saborska Jachzel, mais elle apparaît sur une liste de survivants du camp de Bergen-Belsen datée du 7 septembre 1945.

Sigmund est envoyé dans une fabrique d’essence synthétique à Blechhammer. Ce dernier est un camp de travail, satellite d’Auschwitz, où de nombreux aryens travaillent . Ces derniers ont le droit de rentrer chez eux du samedi midi au dimanche soir, Sigmund organise son évasion à l’aide de deux d’entre eux.
Il s’évade avec 3 autres déportés le 18 janvier 1945 lors de l’évacuation du camp. Après avoir erré pendant une semaine de ferme en ferme, ils se constituent prisonniers auprès de soldats de la défense aérienne ; trop affaiblis pour continuer leur périple. Après la prison de village et le petit camp de Langenbielau où il arrive fin janvier, Sigmund arrive à Dachau le 28 février 1945 en provenance de Gross-Rosen.

Dachau

Si au départ d’Auschwitz Sigmund dit avoir été mieux soigné que les autres grâce à sa position aux cuisines, les conditions se dégradent rapidement pendant les Marches de la Mort.

«On avait bonne mine, on avait la tête rasée, la gueule rasée, parce qu’on avait réussi à s’organiser, on semblait propres, moins mal nourris que les autres et tous nus, évidemment… Pour finir, on a récupéré nos vêtements et d’autres vêtements, parce qu’on était nus dehors». Sigmund est affecté au bloc 30 selon les archives du camp, il est immatriculé sous le numéro 141899, Georg Fürth dont Sigmund parle tout au long de son entretien comme «le petit Georges» mesurait en fait 1m 86, est le suivant dans la liste.

« Nous étions logés dans des baraques en dur ou semi-dur, je ne sais plus la couleur, nous étions aussi entassés, en surnombre dans des pièces plus petites. Peut-être y avait-il des lits ou seulement des matelas par terre, le camp était surpeuplé. Tous les déportés qui se trouvaient dans cette zone avaient été ramassés dans ce camp-là. La plupart d’entre nous avaient la dysenterie ou le typhus, nous passions parfois plus de temps aux toilettes que dans les pièces. L’eau manquait, ne suffisait pas. Nos besoins se faisaient tellement urgents que nous nous retrouvions à trois ou quatre autour des cuvettes. Malgré tout, j’ai encore le souvenir qu’un beau jour du mois de mars ou d’avril, j’étais dans le camp au soleil du printemps qui revenait et je sentais que la vie renaissait en moi. Ce sentiment m’a fait du bien. On philosophait voilà tout ce qu’on pouvait faire. Lorsque je repense à Dachau, ce sont tous ces souvenirs qui me reviennent.

Vers la mi-avril, j’ai attrapé la fièvre et mon copain Georges y a échappé. Les Allemands m’ont mis en quarantaine parce qu’ils avaient peur que la fièvre typhoïde ou le typhus se répandent dans tout le camp. Ils en avaient une peur bleue, donc ils avaient quand même monté une infirmerie, dans laquelle se trouvait une zone de quarantaine où nous avons été soignés. Je suis resté à l’infirmerie, je n’arrivais pas à compter le temps qui passait, une semaine, dix jours, quinze jours. Lorsque je me suis réveillé, j’ai d’abord vu un casque, puis plusieurs casques américains! Des soldats américains se promenaient dans le camp. Alors, j’ai compris que nous étions libérés ».

Retour à Prague

Quand Sigmund se lève et s’approche du miroir suspendu il ne reconnait pas le reflet et se retourne pour voir qui est l’inconnu…Trois semaines après la libération du camp, des responsables Tchèques évacuent leurs ressortissants en camion. Sigmund arrive à Prague et se rend chez une cousine de sa mère qui avait épousé un aryen, cette dernière le recueille puis le fait hospitaliser à l’hôpital Bulovka de Prague. Là il rencontre une jeune survivante des camps Eva Agnès Rosenfeld qui se bat contre le typhus, la jaunisse et une spondylite.

A Prague Sigmund se fait soigner, il est opéré des poumons pour remédier aux atteintes de la tuberculose. À la fin du mois de mai 1946 il effectue un séjour en Suisse à Davos au sanatorium Bernina mais doit rentrer à Prague après neuf mois de convalescence. Sigmund a vingt trois ans il passe son examen de maturité et entre à l’Université où il étudie à la haute école de commerce et d’économie, nous sommes en 1948. Pour vivre il reçoit des aides de sa famille des États-Unis, une allocation d’ancien déporté et Edmund Saborski, son oncle maternel l’aide. Grâce au marché noir il s’en sort avec Eve sa fiancée et la mère de cette dernière Margaret Fischer Rubesova.

La révolution survient à Prague en février 1948 les communistes s’emparent du pouvoir et Sigmund décide rapidement de rejoindre Eve, partie en sanatorium à Leysin. Il lui faut patienter et finalement le 9 mai 1949 il quitte Prague pour rejoindre sa fiancée.

Une nouvelle vie

En date du 6 mai 1948 la demande de changement de nom de Sigmund Jachzel est effective il devient Sigmund Toman, patronyme qui pour les Tchèques n’est pas synonyme de juif et plus facile à porter dans le climat d’après-guerre. Soutenus par l’association d’aide aux réfugiés juifs basée en Suisse, le jeune couple obtient des subsides et ils se marient religieusement. Le mariage civil n’aura lieu qu’en 1952.

De février à mai 1950 Sigmund part en France à Lyon où il effectue un stage de maroquinerie afin de perfectionner son apprentissage commencé en Suisse. Dès 1953 il dirige une fabrique de maroquinerie dont il devient rapidement le propriétaire. A sa retraite Sigmund dont l’engagement associatif et communautaire a été constant, a commencé à témoigner de son expérience dans les camps, dans les écoles de Suisse et de France.

Il est décédé à Vevey le 9 février 2008 à l’âge de 85 ans.

toman2008

Grand, mince, le regard bleu malicieux, l’expression claire, et souvent teintée d’ironie, Sigmund était l’un des derniers rescapés de la Shoah vivant en Suisse romande. Sigmund Toman, qui a toujours évoqué la chance pour parler de sa survie, est libéré le 29 avril 1945 par l’armée américaine. Après 1250 jours de captivité. Il séjourne dans un hôpital praguois, où il rencontre sa future femme, Eve, elle-même survivante de Bergen-Belsen.

Les citations sont extraites du témoignage de Sigmund Toman in « Vous vous savez… » Toman, Honsberger, Mouron ; Delibréo 2008
  1. Le cochon n’est pas un aliment autorisé dans la tradition juive, casher signifie correct. Dans de nombreuses familles juives assimilées on consommait du jambon mais on ne cuisinait pas le cochon. Sigmund ne manquait pas d’humour.
  2. Tomáš Garrigue Masaryk (7 mars 1850 à Hodonin – 14 septembre 1937 à Lány) est le premier président de la Tchécoslovaquie de l’indépendance du pays en 1918 à sa démission en 1935. Avec la chute de l’Empire austro-hongrois, les alliés reconnaissent Masaryk comme le chef du gouvernement provisoire. Le parlement doit débattre d’une constitution. Une fois adoptée, Masaryk est élu président en 1920.
  3. Depuis le 1er janvier 1938, toute activité commerciale (commerce de détail, artisanat, toute offre de biens et de services) était interdite aux juifs sur le territoire du Reich. Les employés juifs licenciés .
  4. Après la conférence de Munich en septembre 1938, et afin d’éviter un conflit avec le Reich, la France abandonne la Tchécoslovaquie avec laquelle elle avait passé des accords pour garantir ses frontières. Les accords prévoient l’évacuation du territoire des Sudètes par les Tchèques avant le 10 octobre 1938 et son occupation progressive par les troupes allemandes et la rétrocession d’une partie de la Silésie à la Pologne (906 km² – 258 000 habitants). . En mars 1939, les armées du Reich, violant délibérément les accords passés six mois avant à Munich, envahissent et occupent le reste de la Bohême et de la Moravie (et y établissent un protectorat) alors que la Slovaquie devient un État « indépendant », contrôlé par le Reich allemand.
  5. Robert Ley (né le 15 février 1890 à Niederbreidenbach, se suicide le 25 octobre 1945 à Nuremberg) était un homme politique allemand, Directeur du Front allemand du travail et Organisateur du NSDAP (Reichsorganisationsleiter).
  6. Cette zone provisoire du camp, dans lequel furent emprisonnés 17 000 prisonniers de Terezin déportés en septembre et décembre 1943 et en mai 1944, aurait été crée par les Allemands en prévision de la visite de la Croix Rouge.
  7. En Pologne et dans les pays de l’Est sous occupation Allemande les conseils juifs –Judenrat – administrent les ghettos dans lesquels les Nazis confinent les populations juives

 





















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