Yom Hashoah c’est jeudi 19 avril

 

le 19 avril 2012, Lyon Place des Terreaux
de 8h45 à 18h00
.

La journée internationale de la Shoah ou Yom haShoah est le jour de commémoration de la Shoah, initié par Yad Vashem dès 1953 et repris en France par le mouvement Juif Libéral.
Chaque année, un hommage est rendu lors de cette journée aux 6 millions de Juifs morts durant la Seconde Guerre mondiale, victimes des nazis et de leurs collaborateurs.

En France, 76 à 80 000 Juifs – dont 11 400 enfants – ont été déportés vers les camps de la mort. Seuls 2 600 d’entre eux survécurent.

Les listes ont été compilées par Serge Klarsfeld, Président des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, et publiées en 1978. Cette commémoration ouverte à tous est organisée par les communautés juives libérales de Lyon.

Elle prend la forme d’une lecture publique ininterrompue des noms des victimes de la déportation des Juifs de France et commencera à 8h45, après l’allumage des bougies du souvenir.

2012 une année charnière

L’année 2012 marque le 70e anniversaire des premières déportations depuis la France.

L’année 1942

1942 : la mise en place du génocide des Juifs d’Europe

L’année 1942 constitue une année charnière dans la mise en œuvre du génocide des Juifs par le IIIe Reich. Si l’antisémitisme figure au cœur de l’idéologie nazie, si la haine des Juifs structure la vision du monde de ses partisans, leurs manifestations vont toutefois évoluer profondément entre 1933 et 1942. L’année 1942 constitue un tournant pour les populations de toute l’Europe, notamment en France

Dès l’occupation en 1940, les Juifs sont frappés par les directives allemandes et celles du régime de Vichy qui visent à les mettre au ban de la société en définissant au préalable des critères d’identification.

Ces mesures se précisent et se radicalisent au fil des mois, provoquant l’internement de plusieurs milliers d’individus, leur retrait de nombreuses professions comme de pans entiers de la vie quotidienne, légalisant aussi le pillage économique. Des rafles vont frapper dès mai 1941 des hommes juifs étrangers en zone nord, avant de toucher également des personnes de nationalité française en décembre 1941.

Au printemps 1942, l’application des décisions radicales adoptées par le régime nazi se met en place, avec la complicité du régime de Vichy qui entend affirmer ses prérogatives et sa loyauté envers les autorités d’occupation, plus encore après le retour au pouvoir comme vice-président du Conseil de Pierre Laval en avril 1942, aux côtés du maréchal Pétain.

Le responsable des affaires juives de la Gestapo en France, Dannecker, organise le départ d’un premier convoi de Juifs à destination d’Auschwitz le 27 mars 1942, dans une optique de représailles après les attaques commises contre les troupes allemandes. Il se compose de 1 112 hommes. Les convois reprendront à partir de juin et plus encore dans les mois suivants. L’arrestation et l’internement des Juifs les destinent désormais à la déportation et à la mort.

Des rafles perpétrées dans les semaines suivantes frappent des familles entières, à Paris à partir de la mi-juillet et en zone sud à partir du 26 août. 10 000 Juifs venant de la zone non occupée seront remis ainsi au IIIe Reich.

Au cours de la seule année 1942, plus de deux millions et demi de Juifs d’Europe sont assassinés. S’agissant de la France ou de la Belgique par exemple, près de la moitié du nombre total de victimes sont tuées. Entre mars et novembre, 43 convois avec 42 000 Juifs déportés quittent la France.

Mais si 1942 marque cette étape cruciale dans l’accomplissement du génocide, les mesures d’exclusion et de persécution, notamment les rafles de l’été 1942, suscitent une prise de conscience d’une partie grandissante de l’opinion française qui favorise le sauvetage de la majorité des Juifs de France.

 En Rhône-Alpes

Le 26 août 1942 les rafles de Juifs étrangers en zone sud s’abattent sur la région Rhône-Alpes. À Vénissieux, plus de 1000 adultes et enfants sont internés, l’histoire retient le sauvetage des 108 enfants mais la très grande majorité des adultes internés à Vénissieux ont été déportés par les convois 27 et 30 partis de Drancy à destination d’Auschwitz.

Les juifs étrangers réfugiés dans les sept départements de l’actuelle Région Rhône-Alpes sont visés par les rafles.

À Aiguebelette par exemple David et Liba Arom sont arrêtés et transférés à Drancy.

 

Texte extrait de 1942 site dédié aux commémorations de l’année 1942

Share and Enjoy

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *